Où finit la séduction, où commence le consentement ?
Et si celle que l’on regardait depuis toujours nous regardait à son tour ?
L’odalisque d’autrefois
L’odalisque de la peinture orientaliste était offerte au regard. Allongée, sensuelle, captive. On la regardait, elle se taisait. Elle existait pour être vue, jamais pour voir.
Le renversement de la scène
Odalibre renverse entièrement la scène, d’un seul geste. La matière est devenue miroir. On approche de la sculpture, et c’est notre propre visage qui apparaît soudain sur sa peau de métal poli. Le regard, sans prévenir, se retourne. Ce n’est plus elle que l’on contemple à distance, en sécurité. C’est nous qu’elle réfléchit.
On l’a peinte captive du regard des autres. Aujourd’hui, c’est elle qui regarde. Et le spectateur se découvre observé.
PHILIPPE GAUBERTI
Elle ne se donne plus, elle interroge
Elle ne s’excuse plus d’exister sous nos yeux, elle nous renvoie sans détour à notre propre désir, à notre façon bien à nous de regarder l’autre. Dans ce face-à-face inattendu, ce n’est plus l’œuvre qui se retrouve nue. C’est peut-être bien le spectateur, surpris en plein élan, en train de se voir.
Une pièce unique
Sculpture en inox poli miroir travaillé à froid, posée sur socle. Le métal est plié et contraint jusqu’à évoquer la silhouette allongée, puis poli longuement jusqu’à devenir parfaitement réfléchissant. Existe également en version monumentale pour l’espace public.
Chaque œuvre pose sa question.
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