Faut-il vraiment cacher nos blessures et faire comme si elles n’avaient pas eu lieu ?
Faut-il vraiment cacher nos blessures et faire comme si elles n’avaient pas eu lieu ?
La trace du choc
Le métal est contraint à froid. On le déforme, on le plie, on le force. Il garde la trace du choc, l’empreinte de l’impact, le pli de la blessure.
Rien n’est lissé pour faire joli
Les soudures, elles, restent invisibles, fruit de longues années de pratique. Le froissé reste là, brut, assumé, offert. Nos traumatismes laissent des plis. Nos blessures, des marques que l’on voudrait effacer. L’œuvre choisit de les montrer plutôt que de les faire disparaître.
Le métal garde la mémoire de ce qui l’a plié. Et si la beauté n’était pas dans la perfection, mais dans la trace ?
PHILIPPE GAUBERTI
La preuve d’avoir tenu
Chaque pli est la preuve qu’elle a tenu, qu’elle a résisté, qu’elle a vécu. Poli jusqu’au miroir malgré ses plis, le métal brille encore. La cicatrice n’éteint pas la lumière. Au contraire, c’est elle qui l’accroche.
Une série de pièces uniques
Inox contraint à froid, froissé puis poli miroir, présenté sous cadre. Les coloris varient d’une pièce à l’autre, du miroir nu aux teintes laquées profondes. Aucun froissement n’est reproductible, chaque œuvre porte sa propre géographie de plis.
Chaque œuvre pose sa question.
À vous de choisir laquelle vous suivra.
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